Le sexe en public

Le sexe en public, il paraît que c’est plutôt du genre « osé ». Pour certains, c’est même complètement ahurissant. Exit les ascètes de la pudeur, l’anglicanisme va courber l’échine. Nous allons ici-même approfondir ces comportements qui peuvent être perçus comme « surréalistes » mais qui peuvent aussi s’avérer parfois très aphrodisiaques pour plusieurs de nos congénères. L’objectif est, dans la plupart des cas, de se montrer, de s’exhiber, de choquer ou encore d’outrager la pudeur d’autrui. « Ma cravate n’est pas bien nouée ? Tiens ! Regarde mes testicules bien poilus et tu vas voir que ma cravate est un accessoire anecdotique! ».

Sexe en public

Il s’agit aussi de l’envie d’être actif et « d’exister », comme l’homme nu qui s’est laissé traîner en laisse sur l’esplanade du Trocadéro, via une cage de chasteté, par une poule. Fatalement, avant que les forces de l’ordre n’arrivent, il avait le monopole de l’attention. C’était lui la star, contrairement au joueur de guitare au bout de la rue n’a pas le même budget moral pour faire parler de sa petite entreprise face à un tel monstre de la communication. Première sortie, première animation, première page du nouvel observateur, ce n’est pas moi qui aie inventé l’humanité…

Trêve de plaisanterie, cet homme a aussi ramassé une amende de quinze mille euros et un an de prison malgré ses revendications d’artiste progressiste branché. Chichi n’est pas encore décédé mon ami… Le coq est toujours dans la basse-cour et ce n’est donc pas encore l’heure de la récréation…

L’apodysophilie ou exhibitionnisme désigne l’appétence d’une personne à se mettre nu devant autrui. Difficile de définir une signification universelle à ce comportement. Certains le font par narcissisme, d’autres pour le confort et les plus coquins pour voir la lueur de l’offuscation dans la prunelle des retraités conservateurs. Enfin, les derniers le font par simple goût pour l’humiliation, le dénuement symbolisant une certaine forme de vulnérabilité. Donc si vous voyez un type être traîné en laisse par une magnifique femme vêtue de latex, souvenez-vous que c’est l’esclave le maître, si nous suivons toutefois le raisonnement hegélien, car c’est bien lui l’auteur de la mise en œuvre du délire. Spécial… Vous avez dit spécial ? Mais spécial comment ? Clin d’oeil au splendide scénario du film « Vol au-dessus d’un nid de coucou ». Scénario qui a été repris dans une pièce de théâtre par Bernard Tapie, auteur de la célèbre phrase « pourquoi acheter un journal quand on peut acheter le journaliste ! ».

Revenons à nos nus. Une vraie philosophie découle de cela. Il s’agit du naturisme et il s’avère être un marché constant. Malgré une explosion dans les années 70, on peut dire que le nombre d’adeptes se stabilise, ni plus ni moins. Certains spots français, comme le Cap d’Agde, sont connus et reconnus et leurs plages sont bondées. Les hautes herbes qui les précèdent aussi… En effet, n’oublions pas que le naturisme, et plus généralement le nudisme, attire son alter ego: le voyeur. Ce dernier est bien évidemment attiré en priorité par l’entrave à l’intimité des personnes. Pour reprendre et reformuler une célèbre phrase Jean de La Fontaine dans Le Corbeau et le Renard, « tout apodysophile vit aux dépens de celui qui le regarde ». Les hautes herbes du Cap d’Agde sont également un endroit très branché pour les partouzes, partages et autres gang bangs…

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